Epreuve orale E4 :
Conception et maintenance de solutions informatiques.
Réponse AJAX
Coefficient 4 - U4SR (SISR) ou U4SL (SLAM)

Présentation courte,
d'après la circulaire d'organisation nationale 2013

L’épreuve est définie en page 114 du référentiel. Elle prend appui sur deux situations professionnelles présentées par la candidate ou le candidat, chaque situation ayant été réalisée dans un contexte conforme au cahier des charges national publié dans la note de service n° 2012-0022 du 15-10-2012. Les deux situations professionnelles sont présentées dans le dossier remis par la candidate ou le candidat, chacune étant décrite selon le modèle de fiche proposé en VI.1.

Avant le déroulement de l’épreuve, la commission d’interrogation arrête pour chaque candidat-e qu’elle va interroger :

Pour ce faire, la commission peut utiliser le modèle de document proposé en annexe VI.2.

Durant l’épreuve, y compris dans les phases de préparation, le candidat est autorisé à utiliser tous les moyens de communication disponibles dans le centre d’examen à l’exception de tout service d’échanges synchrones ou asynchrones avec un tiers. Le candidat est informé que l’ensemble des connexions qu’elle ou il réalise peuvent faire l’objet d’un contrôle par la commission d’interrogation.

Durant l’épreuve, la commission conduit une interrogation qui lui permet d’évaluer les compétences de la candidate ou du candidat conformément à la définition de l’épreuve en adoptant une attitude courtoise et facilitatrice. Elle peut être amenée à étendre l'interrogation de la candidate ou du candidat à la maîtrise de l'environnement technologique présenté si elle ou il n'a pas été capable de répondre à la demande formulée par la commission.

En forme ponctuelle comme en CCF, l’évaluation de la prestation du candidat est réalisée en s’appuyant sur le document présenté en annexe VI-3, qui comprend deux parties :

Finalités et objectifs

Cette épreuve vise à évaluer les compétences acquises par le candidat dans le domaine de la conception et de la maintenance de solutions informatiques pour chacun des parcours du diplôme. Ces compétences sont évaluées à partir de situations professionnelles permettant de mesurer la capacité du candidat à :

Contenu

L’épreuve est validée par le contrôle de l’acquisition des compétences liées aux activités prévues dans le référentiel du diplôme, telles que présentées dans le tableau de correspondance compétences-épreuves figurant en annexe I.

Critères d’évaluation

En forme ponctuelle ou en contrôle en cours de formation, les compétences attendues sont évaluées sur la base des critères suivants :

Modalités d’évaluation

L’épreuve prend appui sur l’une des situations professionnelles vécues au cours de la formation du candidat, notamment au cours des modules de projets personnalisés encadrés. Pour les candidats se présentant au titre de l’expérience professionnelle, les situations professionnelles sont construites, pour les besoins de l’évaluation, à partir d’activités issues de l’expérience professionnelle.

Dans tous les cas, chaque situation professionnelle sélectionnée comme support de l’épreuve est réalisée dans un contexte conforme au cahier des charges national en matière d’environnement technologique dans le domaine de spécialité correspondant au parcours du candidat.

La commission d’évaluation choisit la situation professionnelle support de l’épreuve à partir d’un dossier remis par le candidat.

Le dossier est constitué de la description de deux situations professionnelles distinctes. Chaque situation professionnelle est décrite à l’aide des modèles de fiche présentés dans la circulaire nationale d’organisation.

Ce dossier est mis à la disposition de la commission d’interrogation dans des conditions définies par la circulaire nationale d’organisation et selon les modalités fixées par les autorités académiques.

Le contrôle de conformité du dossier est effectué par les autorités académiques avant l’interrogation dans le respect de l’arrêté du 22-7-2008 (J.O. du 8-8-2008 - RLR : 544-4a).

Dans la mesure du possible, les candidats passent cette épreuve dans leur centre de formation ou, à défaut, dans des centres d’examen désignés par les autorités académiques.

L’évaluation est guidée par une grille nationale présentée dans la circulaire nationale d’organisation de l’examen.

Dans tous les cas, les candidats doivent se munir des outils et ressources techniques nécessaires au déroulement de l’épreuve. Ils sont seuls responsables de la disponibilité et de la mise en œuvre de ces outils et ressources. Les candidats qui n’en sont pas munis sont pénalisés dans les limites prévues par la grille d’aide à l’évaluation proposée par la circulaire nationale d’organisation.

Forme ponctuelle (oral et pratique : durée 40 minutes avec 1h30 de préparation)

L'épreuve comporte deux phases consécutives :

Première phase – oral : 20 minutes au maximum et préparation de 30 minutes

Sur la base d’une expression de besoins remise au candidat et étudiée pendant le premier temps de préparation, la commission d’évaluation conduit un entretien au cours duquel elle évalue les compétences relationnelles du candidat et sa capacité à :

L’expression des besoins remise au candidat est rédigée préalablement par la commission à partir de l’une des situations professionnelles présentes dans le dossier. Elle comporte :

Deuxième phase – pratique : 20 minutes maximum et préparation d’1 heure

Après ajustement éventuel de la démarche à mettre en œuvre à l’issue de la première phase d’interrogation, le deuxième temps de préparation permet au candidat de réaliser, en autonomie et de manière individuelle, la solution attendue en ayant recours à l’environnement de travail disponible dans le centre d’interrogation.

Au terme de la préparation, la commission procède à la recette de la solution et mène un entretien d’explicitation :

La commission d’interrogation est composée de deux professeurs chargés des enseignements de méthodes et techniques informatiques, dont l’un dans le domaine de spécialité du candidat.

L’usage de l’environnement de travail est placé sous la seule responsabilité du candidat, dans le respect des consignes de sécurité et de sauvegarde des données et des ressources utilisées.

Contrôle en cours de formation

L'épreuve est basée sur une situation d’évaluation mise en place après le stage de deuxième année et comporte deux phases consécutives identiques à celles décrites dans la forme ponctuelle.

La commission d’interrogation est composée de deux professeurs : l’un est chargé de l’enseignement de modules « projets personnalisés encadrés » et l’autre de l’enseignement de modules de spécialisation du candidat.

À l’issue des évaluations, l’équipe pédagogique de l’établissement de formation adresse au jury, pour chaque candidat, la proposition de note sur 20 points accompagnée de la grille d’aide à l'évaluation renseignée (dont le modèle est fourni par la circulaire d’organisation de l’examen). Conformément à la réglementation, le jury peut demander à avoir communication des dossiers d'évaluation des candidats. Ces documents sont tenus à la disposition du jury et de l'autorité rectorale pour la session considérée jusqu'à la session suivante.

Cahier des charges des contextes

Document d'origine : http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=65872
  1. Règles communes aux deux parcours « solutions d'infrastructure, systèmes et réseaux » (SISR) et « solutions logicielles et applications métiers » (Slam).
    1. Un contexte est composé d'une organisation cliente et d'un prestataire informatique interne ou externe à l'organisation cliente. Ces organisations sont réelles ou directement inspirées du réel. L'organisation cliente et le prestataire informatique sont décrits à travers leurs principaux processus métier et support, leur système d'information et l'ensemble de leurs relations formalisées (contrats ou catalogue de services, politique de sécurité, charte, etc.).
    2. Les besoins de l'organisation cliente en matière de création ou d'amélioration de services informatiques sont clairement identifiés dans un ou plusieurs cahiers des charges qui définissent les contraintes techniques, financières et temporelles à respecter.
    3. L'environnement technologique d'apprentissage supportant le système d'information de l'organisation cliente comporte au moins :
      • un service d'authentification pour les utilisateurs internes et externes à l'organisation ;
      • un SGBD ;
      • un accès sécurisé à internet ;
      • un environnement de travail collaboratif ;
      • un logiciel de gestion d'incidents ;
      • un logiciel de gestion des configurations ;
      • deux serveurs, éventuellement virtualisés, basés sur des systèmes d'exploitation différents, dont l'un est un logiciel open source ;
      • une solution de sauvegarde ;
      • des ressources dont l'accès est sécurisé et soumis à habilitation ;
      • deux types de solution technique d'accès dont une mobile (type smartphone, tablette, ou encore assistant personnel).
    4. Les logiciels de simulation ou d'émulation sont utilisés en réponse à des besoins de l'organisation. Ils ne peuvent se substituer à des équipements réels dans l'environnement technologique d'apprentissage. Une solution d'infrastructure réduite à une simulation par un logiciel ne peut être acceptée.
    5. Tous les documents et ressources qui décrivent un contexte doivent être accessibles en ligne aux commissions de correction à partir d'une date fixée par les autorités académiques :
      • documents de présentation des organisations (organisation cliente et prestataire informatique) ;
      • description de l'environnement technologique d'apprentissage ;
      • tout ou partie des documents de référence utilisés par l'organisation cliente et par le prestataire informatique qui sont utiles pour définir le contexte (référentiels de bonnes pratiques, normes ou standards, processus, données métiers, etc.) et nécessaires pour le déroulement de l'épreuve ;
      • les schémas d'infrastructure réseau ;
      • la documentation technique des services disponibles ;
      • les fichiers de configuration, la documentation technique des équipements matériels et des logiciels disponibles ;
      • les éléments financiers et juridiques liés aux services et aux équipements disponibles.
    6. Lorsque les deux situations professionnelles présentées par un candidat s'appuient sur deux contextes différents, chaque contexte et son environnement technologique d'apprentissage doivent respecter les règles communes aux deux parcours. Le respect des règles relatives au parcours du candidat (SISR ou Slam) est mesuré à partir du cumul des caractéristiques des deux environnements technologiques d'apprentissage.
  2. Règles spécifiques au parcours SISR
    1. L'environnement technologique supportant le système d‘information de l'organisation cliente comporte au moins :
      • un réseau comportant plusieurs périmètres de sécurité ;
      • une solution permettant l'administration à distance sécurisée de serveurs et de solutions techniques d'accès ;
      • un logiciel d'analyse de trames ;
      • un logiciel de supervision système et réseau ;
      • trois types de solution technique d'accès dont une mobile ;
      • un service rendu à l'utilisateur final respectant un contrat de service comportant des contraintes en termes de sécurité et de haute disponibilité.
    2. La structure et les activités de l'organisation s'appuient sur au moins trois solutions d'infrastructures opérationnelles parmi les suivantes :
      1. une solution garantissant des accès sécurisés à un service, internes au périmètre de sécurité de l'organisation (type intranet) ou externes (type internet ou extranet) ;
      2. une solution garantissant la continuité d'un service ;
      3. une solution garantissant la tolérance de panne de systèmes serveurs ou d'éléments d'interconnexion ;
      4. une solution permettant la connexion sécurisée entre deux sites distants ;
      5. une solution permettant le déploiement des solutions techniques d'accès ;
      6. une solution gérée à l'aide de procédures automatisées écrites avec un langage de scripting ;
      7. une solution permettant la supervision de la qualité, de la sécurité et de la disponibilité des services avec remontées d'alertes ;
      8. une solution permettant la détection d'intrusions ou de comportements anormaux sur le réseau ;
      9. une solution permettant la répartition de charges entre services, serveurs ou éléments d'interconnexion.
    3. Les solutions d'infrastructure présentes dans le contexte sont opérationnelles et documentées. Elles s'appuient sur des composants matériels accessibles au moment de l'épreuve.
  3. Règles spécifiques au parcours Slam
    1. L'environnement technologique supportant le système d‘information de l'organisation cliente comporte au moins :
      1. un ou deux environnements de développement disposant d'outils de gestion de tests et supportant un framework et au moins deux langages ;
      2. une bibliothèque de composants logiciels ;
      3. un SGBD avec langage de programmation associé ;
      4. un logiciel de gestion de versions.
    2. Les activités de l'organisation cliente s'appuient sur aux moins deux solutions applicatives opérationnelles permettant d'offrir un accès sécurisé à des données hébergées sur un site distant. Au sein des architectures de ces solutions applicatives, doivent figurer l'exploitation de mécanismes d'appel à des services applicatifs distants et au moins trois des situations ci-dessous :
      • du code exécuté sur le système d'exploitation d'une solution technique d'accès fixe (type client lourd) ;
      • du code exécuté dans un navigateur web (type client léger ou riche, applet, etc.) ;
      • du code exécuté sur le système d'exploitation d'une solution technique d'accès mobile ;
      • du code exécuté sur le système d'exploitation d'un serveur (servlet, procédure cataloguée, etc.).
    3. Une solution applicative peut être issue d'un développement spécifique ou de la modification du code d'un logiciel (open source par exemple).
    4. Les solutions applicatives présentes dans le contexte sont opérationnelles et leur code source est accessible dans un environnement de développement opérationnel au moment de l'épreuve.